La Convention Citoyenne pour le Climat : une assemblée pour dessiner le monde de demain – Episode 1

Article du 23 avril 2020
La Convention Citoyenne pour le Climat : une assemblée pour dessiner le monde de demain – Episode 1 La CCC a-t-elle les moyens de ses ambitions ? C’est ce qu’espère le gouvernement. Mise en place par Emmanuel Macron à la suite de la crise des gilets jaunes, la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) visait à repenser les politiques de lutte contre le dérèglement climatique. Cette assemblée citoyenne était ainsi chargée de « définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale » . Au-delà des questions techniques, il s’agissait en réalité de repenser notre modèle de société, pour mettre en œuvre la transition écologique de manière équitable. Ce mandat raisonne aujourd’hui avec la crise que nous traversons. D’aucuns espèrent en effet que cette crise multidimensionnelle, sanitaire, économique, sociétale, permettra d’accélérer un changement de paradigme vers une société plus verte et plus solidaire. Les travaux de la Convention pourraient y contribuer. C’est en tout cas ce que pensent les membres de la Convention. Si leurs travaux n’ont pu ni être finalisés ni être complètement rendus publics du fait de la crise sanitaire, ils ont tout de même souhaité transmettre au gouvernement près d’un tiers de leurs propositions , car elles permettraient selon eux « de contribuer à la fois à la relance économique, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et, indéniablement, à améliorer notre santé et notre bien-être collectifs, tout en tenant compte des populations les plus fragiles» . Des objectifs ambitieux donc, à la hauteur des attentes suscitées par le modèle des assemblées citoyennes. Ces instances délibératives ont en effet déjà permis l’émergence d’importantes évolutions sociétales, en Irlande et au Texas, même si elles ne sont pas des remèdes miracles aux questions politiques complexes. Leur réussite n’est jamais garantie et dépend de plusieurs facteurs qui jouent sur la qualité des recommandations de l’assemblée et la manière dont celles-ci sont ensuite mises en place. Ce sont sur ces facteurs clé de succès que nous avons décidé de nous concentrer dans ce premier opus de notre série d’articles dédiée à la Convention Citoyenne pour le Climat. Les modalités d’organisation de la CCC lui donnent-elles les moyens de réussir ?

 

 

La Convention citoyenne peut-elle dessiner le monde de demain ? C’est ce qu’espère le gouvernement. Mise en place par Emmanuel Macron à la suite de la crise des gilets jaunes, la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) visait à repenser les politiques de lutte contre le dérèglement climatique. Cette assemblée citoyenne était ainsi chargée de « définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale »[1]. Au-delà des questions techniques, il s’agissait en réalité de repenser notre modèle de société, pour mettre en œuvre la transition écologique de manière équitable. Ce mandat raisonne aujourd’hui avec la crise que nous traversons. D’aucuns espèrent en effet que cette crise multidimensionnelle, sanitaire, économique, sociétale, permettra d’accélérer un changement de paradigme vers une société plus verte et plus solidaire. Les travaux de la Convention pourraient y contribuer.

C’est en tout cas ce que pensent les membres de la Convention. Si leurs travaux n’ont pu ni être finalisés ni être complètement rendus publics du fait de la crise sanitaire, ils ont tout de même souhaité transmettre au gouvernement près d’un tiers de leurs propositions[2], car elles permettraient selon eux « de contribuer à la fois à la relance économique, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et, indéniablement, à améliorer notre santé et notre bien-être collectifs, tout en tenant compte des populations les plus fragiles »[3].

Des objectifs ambitieux donc, à la hauteur des attentes suscitées par le modèle des assemblées citoyennes. Ces instances délibératives ont en effet déjà permis l’émergence d’importantes évolutions sociétales, en Irlande et au Texas, même si elles ne sont pas des remèdes miracles aux questions politiques complexes. Leur réussite n’est jamais garantie et dépend de plusieurs facteurs qui jouent sur la qualité des recommandations de l’assemblée et la manière dont celles-ci sont ensuite mises en place.

Ce sont sur ces facteurs clés de succès que nous avons décidé de nous concentrer dans ce premier opus de notre série d’articles dédiée à la Convention Citoyenne pour le Climat. Les modalités d’organisation de la CCC lui donnent-elles les moyens de réussir ?

 

 

 

 

[1] https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

[2] Ces premières propositions, évoquées dans la presse il y a quelques jours, abordent des sujets aussi divers que la rénovation énergétique globale des bâtiments, la modernisation massive du réseau ferré ou développement du transport fluvial… Ces propositions sont-elles suffisantes pour remplir le mandat qui a été fixé à la Convention ? Seront-elles le terreau de lendemains plus verts et plus justes ? Nous aurons l’occasion de creuser ce sujet dans notre 2e article à paraître.

[3] https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/wp-content/uploads/2020/04/Contribution-de-la-CCC-au-plan-de-sortie-de-crise-1.pdf

 

N.B : L’image d’entête représente des membres de la Convention citoyenne pour le climat, le 4 octobre 2019 à Paris. (MAXPPP – source franceinfo.fr)