Quatre clés pour réussir ses concertations

Article du 21 mars 2019

Les démarches de participation du public se renforcent en même temps qu’elles se complexifient. Du fait de son caractère hybride et transverse, la concertation peine ainsi parfois à s’incarner dans l’entreprise. Pourtant, son positionnement, son organisation et son pilotage sont des enjeux déterminants pour garantir sa cohérence et son efficience. C’est pourquoi toute entreprise qui souhaite réussir ses démarches de concertation doit être en mesure de maîtriser différentes « clés ».

Si les équipes de concertation diffèrent selon les organisations, on remarque que les démarches qui fonctionnent ont des traits ou se développent dans un contexte caractéristiques, qui permettent de tirer quelques enseignements :

  • Pour devenir naturelle et intuitive, la concertation doit intégrer l’ADN de l’entreprise ;
  • Une équipe dédiée à la participation du public sur le terrain facilite la consolidation d’une expertise ;
  • Dans les grandes entreprises, une direction ou un département national avec un rôle transverse de recherche, d’animation et d’appui complète efficacement l’action locale ;
  • Le soutien par les instances décisionnaires de l’entreprise est indispensable pour pouvoir associer des partenaires de poids à la concertation.

Organiser une concertation implique de mobiliser des savoir-faire divers : relationnels, communicationnels mais aussi techniques, juridiques et de gestion de projets. On observe que les entreprises misent pour cela sur plusieurs types de profils et d’acteurs complémentaires :

  • Des équipes internes dédiées à la concertation qui mobilisent leurs savoir-faire et capitalisent sur les connaissances entre deux projets ;
  • Ceux qui pilotent le projet, maîtres d’oeuvres et opérationnels ;
  • Des cabinets spécialisés, qui apportent une vision à la fois stratégique et opérationnelle des enjeux et de l’ingénierie de la concertation ;
  • Des institutions : la CNDP en premier lieu, qui dans certains cas désigne des garants auprès du projet ;
  • L’écosystème des acteurs qui prennent part au débat public.

Comme pour toute autre activité de l’entreprise, il est fondamental de donner de la visibilité sur les démarches de concertation et d’en mesurer les gains.
De plus en plus d’acteurs mettent en place des indicateurs de performance pour suivre l’efficacité de leurs actions. Ces indicateurs sont construits au plus près du projet au moment de la stratégie de concertation.

La participation du public représente également un coût conséquent et doit à ce titre être prévue dans les budgets. L’estimation de la valeur actuelle nette du projet permet également d’intégrer les coûts et les bénéfices à la décision d’engagement. Mettre en place ces pratiques de bonne gestion renforce l’efficacité des concertations et leur acceptation en interne de l’entreprise.

La participation du public est une pratique en évolution constante, pour laquelle les acteurs éprouvent de nouveaux procédés régulièrement. C’est un champ de prospection auquel les entreprises prennent part car ce sont elles qui mènent ces concertations au quotidien.

Cette réflexion réunit également différents acteurs : instituts, think-tank, universités, startups, etc. De nouvelles procédures et modalités de concertation impliquant davantage le grand public sont menées : concertation itinérante, porte-à-porte, outils numériques, financement participatif et autres.

 

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